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Appel à projet 2019-1

Equipement au fil de l'eau

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Manifestation d'intention > OPTIMAN

Projet OPTIMAN
Observations optiques par microscopie numérique confocale (lumière blanche) pour l’étude des états de surface du patrimoine mobilier d’archéologie nationale


Co-Porteurs
Éva David, Chargée de recherche (Équipe ANTET Anthropologie des techniques, des espaces, et des territoires du Pliocène au Pleistocène) ; Gaspard Pagès, Chargé de recherche (Équipe GAMA Archéologie de la Gaule et du monde antique) ; François Villeneuve, Professeur à l’Université Paris I et Pierre-Marie Blanc, Ingénieur de recherche (Équipe APOHR Archéologie du Proche-Orient hellénistique et romain) ; et, Pierre Bodu, Chargé de recherche (Équipe EP Ethnologie Préhistorique) du Laboratoire ArScAn Archéologies et Sciences de l’Antiquité - UMR 7041
et
Catherine Schwab, Conservateur en chef du Patrimoine ; et, Daniel Roger, Conservateur général et adjoint au directeur, au Musée d’Archéologie nationale et domaine national de Saint-Germain-en-Laye (MAN)


Référent technique et scientifique
Antony Borel, Maître de conférences ; Amélie Vialet, Maître de conférences ; et, Jean-Jacques Bahain, Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle


1. Description du projet
L’état de surface du patrimoine mobilier reflète les transformations de la matière anciennement travaillée ou taillée, puis utilisée et transmise. Afin de rendre compte des processus d’aménagements et des altérations subies, l’étude des états de surface du mobilier archéologique impose d’avoir recours à différents équipements d’analyse en imagerie optique. Ceux-ci sont habituellement accessibles hors des lieux de conservation du patrimoine qui, en raison de son caractère unique, apparaît souvent dans des collections sensibles, tel l’art mobilier par exemple. Dans leur étude scientifique et leur conservation préventive, les oeuvres, qui par ailleurs peuvent par ces analyses multi-sites se fragiliser, nécessitent pourtant d’avoir à compartimenter le rendu de leurs états de surface, afin d’intégrer les données issues de l’ensemble des échelles d’observation requises. Ceci amène souvent l’élaboration de rendus assez disparates ou d’acquisition laborieuse afin d’obtenir une qualité à la fois fine et d’une étendue suffisamment large pour travailler aux différentes échelles exigées, entre micro- et macroscopie.
Le laboratoire ArScAn et le MAN, avec les compétences du MNHN, souhaitent acquérir un microscope numérique confocal HIROX pour accéder à l’analyse optique à résolution élevée et large champ de vision des états de surface du patrimoine mobilier d’archéologie nationale. Cet équipement polyvalent permet d’observer une large étendue (champ de vision 8,71~1,22mm, 2,18~0,31mm & 0,43~0,06mm), quelle que soit la matière (os, métal, silex, céramique, etc.) ou la gamme (pièce volumineuse), sans avoir à changer de crayon optique : grossissement 35x à 2500x triple objectif (35-250x, 140-1000x, 350-2500x), système d’étalonnage automatique et reconnaissance automatique de l’objectif, triple éclairage (annulaire, co-axial et mixte), potence inclinable -90° à 90°, pas moteur ≤0,05 μm/30 mm Z/15.000 pxl2, table motorisée déplacement manuel 85mm (course rapide ou fine) ou motorisé 30mm, mesures des profils, de topographie et de rugosité élémentaire (Ra, Rz), distance de travail 10mmx2 & 3,4mm, temps d’acquisition 2D & 3D en secondes, cartographie (full HD).


2. Accès
L’accès à l’HIROX sera ouvert aux chercheurs et aux doctorants qui en feront la demande sous réserve de l’accord préalable d’étude du mobilier dispensé par le Musée d’Archéologie nationale, où l’équipement sera hébergé au plus près des collections. L’équipement sera mis à disposition des membres du DIM-MAP et en priorité aux membres du consortium.


3. Porteurs et référent
- Placée sous les tutelles du CNRS, et des Université Paris I Sorbonne, Paris Nanterre et Paris 8, du ministère de la Culture, et conventionnée avec l’Inrap, ArScAn est une UMR depuis 1998. Constituée de 189 membres permanents (32 CR/DR, 17 IT, 62 EC, 25 Ministère de la Culture, 53 INRAP), l’unité accueille 210 doctorants encadrés par 4 Écoles doctorales d’Histoire et d’Archéologie (ED 112, ED 113, ED 395 et ED 31). À travers l’activité de ses programmes collectifs, l’unité a parmi ses missions celle de développer des méthodologies et des approches adaptées au matériel archéologique de la Préhistoire au Haut Moyen Âge et à son interprétation, en particulier, l’anthropisation de l’os humain et des faunes, la tracéologie lithique, la métallurgie du fer, les productions céramiques et l’iconographie antique, alors fondées sur l’étude de nombreuses séries déposées au MAN.


- Son co-porteur pour ce projet, le MAN, créé en 1862, conserve, avec 3 millions d’objets dont près de 30.000 exposés, une des collections archéologiques les plus riches au monde. Le parcours muséographique retrace l'histoire des civilisations, sur le territoire français, de la Préhistoire au début du Moyen Âge. Les différents départements, gérés par les 7 conservateurs du patrimoine, accueillent chaque année de nombreux chercheurs et étudiants qui viennent travailler aussi bien sur l’industrie lithique, l’industrie osseuse et l’art mobilier, que sur la faune ou les restes humains. L’institution souhaite accentuer sa politique de valorisation de son patrimoine, notamment en privilégiant l’accès aux collections sur son site et en accentuant sa participation aux développements des recherches scientifiques menées au MAN sur ses séries phares pour ces périodes.


- Le référent technique et scientifique, le MNHN, interviendra pour la mise en place du cahier des charges requis dans l’utilisation de l’HIROX et pour l’interprétation des stigmates portés par les artéfacts, en particulier, dans la relation entre restes fossiles et activités anthropiques.

Le projet est ouvert à tous les partenaires du réseau DIM.

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